18h23 : Une dame joue au foot en talon avec son fils d’environ 5 ans. Un homme à pull rayé se promène. Un enfant avec un ciré jaune grimpe sur un banc, en descend, monte sur son vélo bleu avec des roues blanches et roses. Il se dirige vers le manège. Un papa apprend à son fils à faire du vélo sans roulette. L’enfant tombe. Se relève. Repart. Le petit garçon au ciré jaune tourne et retourne sur la place.
18h30 : Deux femmes, l’une manteau rouge sac noir, l’autre gilet noir avec un sac rouge, passent. Un homme en vélo, une barbe, un manteau marron. Les lumières du manège se reflètent sur les visages des parents attendant la fin du tour. Le théâtre est allumé de bleu. Un homme au téléphone déambule au milieu de la place.
18H50 : Un homme et son enfant marche, il parle au téléphone. L’Hhomme à la bière est toujours là, ses amis sont partie. L’homme du manège discute avec son collègue.
18h52 : De ma place je peux voir le rayon du phare de la tour Eiffel. Le manège se vide, il n’y a presque plus d’enfants. L’enfant au ciré jaune est toujours là avec ses parents, il s’assied dans sa poussette. Deux femmes et un enfant les saluent.
18h57 : Il y a un homme d’un certain âge assis sur le banc juste devant moi. Une canette de bière est posée à ses pieds. Un homme passe en courant avec une baguette de pain dans la main.
18h58 : La mère de l’enfant au ciré fredonne un air de musique. Trois petits garçons sont assis à cheval sur un banc double. Une jeune femme blonde, tout de noir vêtue, passe d’un pas pressé. Le rayon du phare de la tour Eiffel passe à nouveau. Il y a des enfants sur le manège. Une petite fille fait un caprice, elle s’arrête presque devant moi, sa mère la gronde : « Non tu ne feras pas de manège ! ». L’enfant au ciré jaune mange du pain. Les trois garçons qui étaient sur le banc sont désormais en train de jouer à Dragonball Z. Le néon de la brasserie de l’hôtel de ville est rose. Celui du cinéma est rouge.
19h02 : Le rayon du phare passe à nouveau. Le petit garçon au ciré est remonté sur son vélo. 19h15 : L’homme à la bière nous observe. Le père de l’enfant au ciré vient nous questionné : « Vous attendez quelqu’un ? Quelqu’un d’important ? Le président va passer ? »
Nous lui expliquons notre démarche. Il nous souhaite bon courage et s’en va avec sa femme et son fils.
19h16 : L’homme à la bière est parti.
19h17 : L’homme à la bière revient, passe devant le banc où il était assis puis poursuit son chemin. Il n’y a plus personne sur les bancs devant moi. Un homme fait des pompes sur un bloc de béton. Le rayon du phare passe encore. Des cris proviennent du manège, les enfants ont l’air de s’amuser. La place s’est vidée significativement. Un peu plus loin de moi, dans un coin entre l’hôtel de ville et le théâtre, un groupe de jeunes hommes discutent. Un homme avec un chien blanc. Une femme avec un caddie mauve. Un homme avec des sacs et des paquets remplis de courses.
19h32 : La place est presque vide. Un métro a dû arrivé il y a quelques minutes, une vague de gens traverse la place puis se disperse. Un homme avec deux baguettes. Une femme avec une écharpe rose. Une femme tout en noir avec un sac beige. Un homme avec un sac de courses passe en nous regardant. Le drapeau tricolore de la façade de la mairie s’agite au grès du vent. Le rayon passe. Les enfants crient. Une jeune femme avec un sac rouge et un tee-shirt zébré.
19h45 : Le manège va bientôt fermé, le propriétaire commence à ranger les chaises. Il n’y a plus qu’un seul enfant sur le manège.
19h47 : Le bus 191 passe bruyamment derrière moi. Une femme passe avec son chien, le chien se promène avec sa laisse dans la gueule. Le manège s’éteint. L’homme du manège dispose des barrières tout autour. Il tire des rideaux.
21h00 : La place est vide. Un homme en noir passe. Le son de ses pas sur le sol résonnent. Un homme en vélo. Le bruit de la fontaine. Une voiture. Un scooter. Du groupe de jeunes qui se trouvaient entre la mairie et le théâtre, il ne reste que deux hommes, debout, devant la mairie. Un homme passe en courant. Une femme en jupe regarde son téléphone portable. Une autre femme passe, ses talons font beaucoup de bruit.
21h03 : La fontaine s’arrête d’un coup. le bruit des deux qui discutent est beaucoup plus présent.
21h50 : Un groupe de 3 personnes, 2 hommes et une femme sont arrêtés et discutent précisément au milieu de la place. Un homme avec un chien. Une vague de personnes. (environ 6) Un homme en vélo. Le bruit des talons. Une femme passe. Un homme en T-shirt. Un néon rouge clignote derrière, le feuillage d’un arbre. C’est peut-être un hôtel. Derrière moi, le bruit de volets que l’on ferme.
21h56 : Le groupe qui était au milieu de la place est partit. Un troisième homme à rejoint les deux hommes devant la mairie. Ils écoutent de la musique avec un téléphone. Un femme passe, elle est en train de téléphoner. Elle parle très fort.
22h20 : Un camion blanc traverse la place. Un camion gris fait un demi tour. S’arrête devant la mairie. l’homme du camion gris descend et vient saluer les trois hommes discutant devant la mairie.
22h33 : L’homme remonte dans son camion, refait un tour de la place, s’arrête à nouveau, descend de son camion. reprend sa conversation.
23h55 : La place est vide. Les bruits se font de plus en plus rares.
00h15 : Un petit chat blanc, gris et beige.
02h36 : Un taxi passe. Il n’y a pas un bruit sur la place. Une odeur de pain chaud commence à venir de la boulangerie située juste à côté de la place.
02h45 : Deux hommes passent au loin, dans un coin de la place.
02h46 : Un jeune homme traverse la place à vélo.
03h07 : Une voiture grise.
03h20 : deux voitures noires, l’une tourne à la première intersection, l’autre passe derrière nous puis s’éloigne.
03h30 : un homme passe avec son manteau sous le bras.
03h31 : Un coulpe passe, la jeune femme tient une brique de jus de fruit à la main.
03h37 : Des cris d’oiseaux. Le premier camion frigorifique pour le marché. Un vélo passe. On entend l’homme vider son camion. 03h38 : Un homme en noir traverse tranquillement la place. Une voiture grise immatriculée dans le 94. Le vélo repasse.
04h23 : Le bruit revient peu à peu. Le bruit de camions frigorifiques.
04h48 : Un énorme camion arrive et se gare sur la place. Il met ses « warnings ».
05h40 : Des camions arrivent au fur et à mesure.
06h10 : Le « tabac du théâtre » est ouvert. Les premiers stands du marché s’installent. Le hall de la mairie s’est allumé.
06h20 : Le café en face du tabac est ouvert. Les stands du marché poussent comme des champignons.
06h29 : Les vendeurs semblent tous se connaître entre eux, ils discutent en montant leurs stands. Un homme passe avec une mallette métallique. une femme passe en fumant une cigarette. 06h30 : L’activité à repris sur la place. un homme est assis sur un banc, fait-il partie du marché ? un camion d’éboueurs. Des coups de Klaxon, des bruits de camions. Le volume sonore s’intensifie. Un second homme s’est assis sur le banc à côté du premier. Ils discutent.
06h55 : La mairie à lever son rideau de fer. Une jeune femme nettoie les marches de l’entrée à grandes eaux.
06h57 : La jeune femme redescend le rideau de fer de la mairie.
07h03 : La boulangerie est ouverte. Les stands me cachent désormais la vue sur les bars et le marché couvert. Le jour commence à se lever.
07h27 : L’éclairage municipal s’est éteint. Des dizaines de pigeons débarquent.